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← articles plus anciens 29 novembre 2017 slush 2017 : la finlande fait confiance à ses étudiants entrepreneurs slush 2016 © jussi hellsten plus de 17 000 participants issus de 130 pays sont attendus à helsinki (finlande) les 30 novembre et 1er décembre prochains pour réseauter, pitcher, imaginer les technologies du futur et d’une manière générale échanger autour de l’entrepreneuriat. lancé de manière assez confidentielle en 2008, slush est devenu en quelques années l’un des événements mondiaux incontournables pour les start-up du numérique . avec une particularité : son organisation est largement gérée par des étudiants , rassemblés au sein de l’association aaltoes. epaulés pour l’occasion par quelque 2 000 bénévoles, ces férus de technologie accueilleront notamment un invité de marque : l’ancien vice-président américain al gore, chargé d’ouvrir cette édition 2017 où 10 start-up françaises exposeront sous le pavillon french tech. « notre richesse, ce sont nos étudiants » (e.eloranta) au-delà de slush qui réunit ces milliers d’entrepreneurs et d’investisseurs, aaltoes accompagne au quotidien les jeunes porteurs de projets à travers différents programmes d’incubation et d’accélération. pour cela, l’association bénéficie d’un espace de 1 500 m² sur le campus de l’université d’aalto à espoo, en bordure d’helsinki. « en 2012, les étudiants étaient allés voir le président de l’université pour lui demander de les aider à faire décoller les start-up. il leur a donné les clefs d’un bâtiment entier ! », se souvient eero eloranta, l’actuel vice-président de l’université. et d’affirmer haut et fort que « notre richesse, ce sont nos étudiants ». c’est là notamment qu’est installé le célèbre startup sauna, un accélérateur « géré par les étudiants, souligne encore le responsable. aujourd’hui, 50 à 100 start-up démarrent chaque année sur le campus d’aalto », compte eero eloranta, convaincu de la « nécessité d’épauler les étudiants, mais pas de les manager ». cet état d’esprit est cependant relativement récent : « en 2008, un professeur de l’université a dit à ses étudiants que devenir un entrepreneur était l’une des pires décisions à prendre », raconte sur son site l’association aaltoes, qui rappelle qu’« à cette époque, prendre des risques n’était pas respecté. » force est de constater que dix ans plus tard, les mentalités ont évolué, sous le double effet de l’effondrement de l’industrie électronique incarnée par nokia et du soutien de l’etat aux entreprises innovantes. tandis que slush incarne de façon magistrale ce changement de culture, quelques start-up finlandaises, à l’image de l’emblématique rovio, créateur du jeu angry birds, permettent aussi aux jeunes de se projeter dans une réussite entrepreneuriale. publié dans actualité , culture , innovation , numérique , université , web/tech | 4 commentaires 06 octobre 2017 education : bientôt le jackpot pour les start-up européennes ? 45 millions d’euros vont être investis dans les edtech, les start-up de l’éducation : c’est ce qu’a annoncé, le 6 octobre 2017, le fonds d’investissement educapital, le premier fonds français dédié à l’éducation . il aura fallu plusieurs années aux deux femmes à la tête de la structure, marie-christine levet et litzie maarek, pour parvenir à monter ce fonds et obtenir ce premier versement ( closing dans le langage de la finance et de la banque) de la part de la bpifrance (la banque publique d’investissement), d’industriels du secteur et de family offices (gestionnaires de grandes fortunes). objectif : « financer les futurs leaders européens de l’edtech » . vers un rattrapage de l’europe et de la france ? pourquoi cette annonce est-elle importante ? tout d’abord parce que le secteur de l’éducation apparaît comme « l’un des derniers à ne pas avoir vécu sa révolution digitale », d’après educapital, convaincu du potentiel de celui-ci. d’autre part, l’europe se situe largement derrière les etats-unis et la chine : ces pays représentent à eux deux 90 % des 7 milliards d’euros investis dans l’e-éducation depuis 2015, contre seulement 8 % pour le vieux continent. dans ce contexte, les chiffres français paraissent bien faibles, quoique les levées de fonds des start-up tricolores augmentent : environ 15 millions d’euros par trimestre en 2017 pour le secteur global des rh, de la formation, de l’éducation, de l’emploi et de l’enfance, d’après une étude réalisée par nicolas turcat, chef du service développement des usages numériques au sein de la caisse des dépôts. néanmoins, la filière française se structure petit à petit : en mars 2017, la caisse des dépôts et le pôle de compétitivité cap digital ont lancé un observatoire des edtech afin de dresser un état des lieux de cette filière qui compte aujourd’hui près de 300 organisations innovantes , dont une majorité de start-up, qui proposent des services et des outils de la petite enfance à la formation en entreprise . mais excepté quelques mastodontes comme openclassrooms ou coorpacademy, la plupart de start-up restent peu financées, ce qui est souvent ressenti par leurs fondateurs comme un frein à leur développement, qui vient s’ajouter selon eux aux lourdeurs administratives de ce secteur largement public. le soutien d’un fonds comme educapital pourrait permettre à une quinzaine de pépites de décoller. publié dans actualité , éducation , numérique | marqué avec edtech , formation , fundraising , innovation , start-up | 3 commentaires 26 septembre 2017 vous avez dit innovation ? l’innovation a le vent en poupe à l’université. depuis un an ou deux, il n’est pas d’établissement qui ne dédie un café informel, une journée banalisée, un appel à projets, voire, de plus en plus, un service entier à l’innovation pédagogique – l’innovation technologique, elle, a toujours eu sa place et continue tranquillement de se développer dans les laboratoires de recherche. le ministère lui-même organise, ces 26 et 27 septembre, la deuxième édition des jipes, les journées nationales de l’innovation pédagogique dans l’enseignement supérieur. en 2016, des organisateurs de la première édition reconnaissaient avoir été un peu débordés par le succès de la manifestation qui s’était déroulée au ministère – manifestation innovante mais sans wifi puisque celui-ci n’avait pas encore atteint la rue descartes… cependant, il est vrai qu’ innovation ne rime pas forcément avec nouvelles technologies . depuis, le ministère a installé le wifi dans ses locaux et s’il délocalise les jipes 2 sur le campus de jussieu de l’upmc, pour des questions logistiques, il affiche fièrement le hashtag (mot-clef) de la journée sur son site qui retransmettra les #jipes en direct, pour tous ceux qui n’ont pu avoir de place. en effet, voilà plusieurs semaines que l’événement où sont attendues 500 personnes « affiche complet », lui qui est en outre suivi du premier forum européen sur l’innovation pédagogique , organisé par l’association européenne des universités. la pédagogie sur le devant de la scène que nous révèle ce fourmillement d’initiatives ? que l’université s’est réveillée et se met tout à coup à innover ? voire. d’aucuns diront que le terme est galvaudé – et ils n’auront pas complètement tort. cependant, parler ainsi d’innovation pédagogique, même à tout va, a quelques mérites. d’une part, l’expression devenue générique désigne maintenant clairement un ensemble de pratiques relevant des « pédagogies actives » qui placent l’élève au centre du processus d’apprentissage. qu’il s’agisse des mooc ( massive online open courses ), des boîtiers de vote électroniques ou de la réalité virtuelle , ces pédagogies intègrent le plus souvent les outils numériques sans cependant en faire une fin en soi . de plus, la technologie s’efface parfois quand, par exemple, des cartons de couleur remplacent les fameux boîtiers de vote – ce que l’on pourrait appeler l’innovation frugale en éducation. surtout, dans cette expression lexicalisée d’« innovation pédagogique », le terme innovation a redonné toutes ses lettre